Finances

Finances de la ville, une gabegie municipale

2–3 minutes
Bouton avec Josefin Sans

La ville est confrontée à de sérieuses questions concernant sa gestion financière. Des dépenses somptuaires, des projets refaits à grands frais, des investissements jugés inutiles et une augmentation significative de la masse salariale révèlent un mépris flagrant pour l’utilisation judicieuse des fonds publics et exigent une réévaluation immédiate des priorités avec une transparence totale.

Par exemple, des sommes colossales sont gaspillées dans des projets dont la pertinence et l’utilité sont plus que contestables. L’aménagement d’un parc à chien pour 67 000 € et l’installation de cinq barbecues pour 25 000 € sont des exemples flagrants de dépenses extravagantes qui soulèvent de sérieuses questions sur le sens des responsabilités de nos dirigeants. L’acquisition de statues, telle que celle de Colette pour 60 000 € et celle de Jenny d’Héricourt pour 127 000 € (hors frais de transport), est un autre exemple choquant de la façon dont l’argent des contribuables est utilisé pour satisfaire des idées politiques plutôt que pour répondre aux besoins essentiels de la population.

De plus, des projets d’infrastructure sont entrepris puis modifiés à grands frais, ce qui témoigne d’une planification incompétente et d’un manque de vision à long terme. Le fiasco de la rue Weiss, dont le changement de sens de circulation a coûté 60 000 € supplémentaires, s’ajoutant aux 260 000 € initiaux, est un exemple flagrant de la façon dont l’argent public est jeté par les fenêtres. Les terrains des Orchamps, refaits à deux reprises, avec un coût initial dépassant 300 000 € et un coût de la seconde intervention non précisé, illustrent parfaitement cette culture du gaspillage et de l’irresponsabilité financière.

Certaines dépenses, bien qu’initialement destinées à des initiatives positives comme les pistes cyclables, soulèvent des interrogations quant à leur efficacité et leur coût. C’est le cas des aménagements de Planoise (1 000 000 €) qui, faute d’une conception adéquate, sont jugés peu praticables. De même, les dépenses liées aux bornes du quartier Battant (88 000 €), aux prêts verts onéreux et à diverses études (passage des bus sur le pont de la République, bouchons, travaux rue de Dole) interrogent sur la rigueur de la gestion financière. Si le principe de pistes cyclables bien pensées est soutenu, des réalisations coûteuses et peu fonctionnelles, à l’image de celles de Planoise, suscitent une vive préoccupation quant à l’utilisation optimale des fonds publics.

Enfin, l’augmentation continue et injustifiable de la masse salariale, passant de 67 222 627 € en 2020 à 76 385 230 € en 2023, dont 1 100 000 € de revalorisation du point d’indice, est un signe inquiétant de la façon dont les ressources humaines sont gérées.

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